Et c'est reparti pour un tour.

Et c'est reparti pour un tour.
[Elle ne sait pas quoi dire...]

Bon.
Je retourne à la fac.

" Waouh, quelle girouette! "

Non non.

Si ça n'en tenait qu'à moi, ce post aurait parlé de mes impressions sur le dernier Nouvel Obs' et son dossier sexualité des français, aurait été une critique de VP II, ou une plainte sur mes éternelles chutes de cheveux (mais de quoi Dieu me punit-Il?) qui sont moches et je suis pas belle aaaaaaaah.

J'ai eu un sursaut d'intelligence, et je me suis souvenue que le CROUS exige de ses boursiers qu'ils soient assidus. Je pensais juste me pointer aux partiels et rendre des trucs de merde. Après discussion avec la prof d'anglais, non seulement les ratrappages signifient aussi présence obligatoire pour les boursiers, mais en plus d'exiger le remboursement des bourses, ils peuvent vous les refuser les années suivantes.

Et puis bien sûr, assister aux exams' n'est pas suffisant, si je rate plus de un TD, je suis condidérée comme non-assidue par la fac.
Donc voilà. Il est trop tard pour faire une réorientation en lettres, donc à moins de vivre sous les ponts, je dois assister aux TD et aux exams' (plus les ratrappages biensûr, 7.8 oblige). Alors autant retourner en cours et terminer l'année.

Enfin, je le fais pas de gaieté de coeur(FAC DE MERDE JE TE HAIS)m'enfin qui sait....
Voilà maintenant vous pouvez vous foutre de ma gueule. Quelle idiote de penser que les pauvres pouvaient se gourer de cursus! ^^

# Posté le vendredi 07 mars 2008 06:27

Il y a une chanson de Tool qui dit "Euphoria" :)

Il y a une chanson de Tool qui dit "Euphoria" :)
Plop. Ceci est un post-réponse de commentaire, pour répondre aux commentaires de l'article précédent, et surtout pour annoncer une grande nouvelle sur ce blog:

J'ai arrêté la fac de droit.

Voilà c'est dit. Et c'est fait depuis lundi. D'un côté, il y a les gens qui l'ont très bien pris : ma famille, et Thib. En fait, ils étaient presque saoulagés que j'aie pris cette décision. Ils l'avaient senti venir, tout comme ils avaient senti que cette fac n'avait aucun effet positif sur moi.
De l'autre côté.... en fait à part Jennifer et la Menace, j'ai pas eu d'échos de personnes se positionnant contre cette décision. Bon, pour l'un, les raisons sont surtout personnelles il semblerait.

En fait, le monde entier aurait bon me tomber dessus, et s'acharner à me hurler dans les oreilles "Continue, continue!" que je lui dirais "Fuck". Cette décision est le fruit de 14 mois d'études jursitiques, et de réflexions quant à ces études. Elle émane d'un cerveau de presque 20 ans, qui sait ce qu'il aime, et comment il fonctionne. A priori, cette décision est peut-être précipitée, et immature, mais pour moi non. C'est une décision que j'aurais dû prendre depuis longtemps, mais j'ai tenu à aller jusqu'au bout, alors bien sûr ce n'est pas la fin de l'année.

Alors maintenant, pourquoi ai-je arrêté? En voilà une question à 100 balles, oui pourquoi ai-je arrêté deux mois avant les partiels, et pourquoi moi plus que les autres, qui en chient aussi? Bon, y'a plusieurs raisons, alors je vais essayer de les aligner lisiblement.

Tout d'abord, la première raison est relative à ma motivation pour faire droit. A ceux qui me posaient la question, je répondais toujours les mêmes choses. Le droit avait d'abord été une solution alternative pour repasser le concours de Sciences Po'. Puis, quand je me suis rendue compte que Sciences Po' ne m'intéressait pas, j'ai trouvé d'autres motifs (pas surabondants du coup ^^): le salaire, les débouchés. L'intérêt. parce que oui, le droit m'intéresse. Envers et contre tout, d'ailleurs je viens d'une famille qui aime ça. mais cet intérêt ne fait pas tout comme vous allez le voir.
En fait, si j'ai fait droit, fondamentalement, ce n'était pas pour ces raisons. D'ailleurs, mes camarades de lycée se sont peut-être interrogés, qu'allait-elle faire dans cette galère, alors qu'il était évident qu'elle adorait les lettres? ^^ Lors des portes ouvertes de la fac de Nantes, ce n'est pas l'UFR de Droit que je suis allée visiter avec The French Tokyoïte, mais le département littérature. Et si j'ai tenté le concours de Sciences Po', c'était en passant, j'étais très lucide sur mes chances de le réussir, alors tout argument basé là-dessus était faux.

La seule personne qui ait été réellement au courant, c'est T. En fait, c'est tout simple. Je savais (présomptueuse pitêtre?) que j'avais des qualités littéraires, que je souhaitais exploiter. Mais je sais aussi que ça ne suffit pas. Il faut du travail pour réussir dans ce milieu, comme partout, or, à la fin de ma terminale, quelles qu'aient été mes notes de baccalauréat, je n'étais pas mûre. Et tout naturellement, je me suis dit que c'est la fac de droit qui allait construire ce qui me manquait. Un raisonnement rigoureusement construit, une capacité à aller dans l'abstrait, un langage précis, et une grande puissance de travail.

Voilà la raison principale de ma vocation de jursite. La fac de droit n'était qu'une grande cuve de fermentation, d'où j'étais sensée sortir pour faire enfin lettres. Bien sûr, le temps passant, j'ai envisagé de poursuivre une carrière dans le droit, et les raisons citées ci-dessus n'y étaient pas étrangères. Les débouchés sont moindres en lettres, réservés à ceux qui ont un don particulier. Quitter la fac de droit ne résout donc pas tous les problèmes concernant mon avenir. Mais j'ai su me rendre compte que cette fac ne m'a pas apporté grand' chose. J'ai certes appris qu'il fallait choisir ses mots avec soin, et j'y ai travaillé plus que je ne l'avais jamais fait dans ma vie. Mais pour ce qui est du raisonnement, franchement, je n'ai pas progressé.

Quand il était clair que la fac ne m'apportait pas ce que je voulais, j'ai considéré d'autres aspects, que je décris plus rapidement. Je n'aime pas l'enseignement des profs, qui sont peu pédagogues. Je n'aime pas la mentalité de résultats de la fac qui pousse à écrémer. Je n'aime pas la plupart des gens qui y font leurs études (et pour rebondir sur toi Am, oui ça fait mal de voir que des écervelées finies ont des meilleures notes -_-). Je n'aime pas ce milieu en général, très fermé à toute innovation ou originalité. On nous avait prévenus en première année, et c'est encore très vrai. Vous entrez dans un univers très particulier quand vous faites des études de droit. Et les profs ont beau être chacun très compétents dans leurs matières, je les ai trouvés humainement pauvres pour la plupart.
Enfin, il faut préciser qu'il est très peu de droit enseigné hors des facultés. Il existe certes des DUT, mais les débouchés conduisent au métier d'assistant-secrétaire juridique. Donc, si on veut évoluer, il faut retourner à la fac. Toutes les écoles pour les métiers juridiques comme greffier, notaire, avocat, juge etc. ne sont accessibles raisonnablement qu'à Bac+5.

Donc, outre la constatation de non-utilité littéraire de mes études, et la gêne relative à la fac en général, j'ajouterai pour terminer que je n'avais tout simplement pas de facilités pour les matières enseignées. Ici encore ça peut paraître foireux, parce que tout le monde part du même niveau en droit, et que c'est une matière entièrement nouvelle. Donc il faut s'adapter, et s'accrocher. Mais plus la L2 passait, plus ça devenait difficile. J'aurais pu avoir ma deuxième année, c'est vrai. Il auyrait fallu compenser mon manque de compréhension par du travail, on n'a rien sans rien.
Mais j'ai eu 7.5 à mon premier semestre, il aurait vraiment fallu bosser comme une folle. Et j'avais atteint ma limite lors des révisions. C'est ainsi, je fais partie des gens qui ont besoin de beaucoup de temps pour eux. Paresseuse peut-être? En tout cas, chacun a sa résistance propre au travail. La mienne est limitée, alors quand l'intérêt ou la compréhension n'est pas là... La fac de droit est exigente pour le boulot, et j'ai besoin de temps pour décompresser après les cours, rêver, lire, jouer à la console ou glander sur le net ^^
Et comment travailler sur une matière qui vous répugne? Même si je préfèrais le droit privé au public, pour des raisons humaines, j'étais quand même saoulée rien qu'à l'idée de bosser dessus (ou sur le reste). Le droit est une matière sublime mais sèche, rébarbative et obstrue, qui vous pointe du doigt et vous dit "Travaille, réfléchis" mais en tout cas pas pour moi "prends du plaisir!".
Il y a de grandes chances pour que je retrouve en fac de lettres ce que j'avais trouvé en L :)

Et puis pour vraiment finir, sur un plan encore plus personnel, j'avais prévu de faire plein de trucs fin terminale, comme du sport ou une activité culturelle, bénévole dans une assoc, sans compter me mettre sérieusement au japonais, et j'ai rien pu faire de tout ça. Je rentrais pratiquement jamais à Nantes, et ma relation avec T. a beaucoup souffert de cette déprime consécutive aux études. Ces derniers temps, j'étais vraiment à cran, j'ai gardé beaucoup de choses pour moi depuis le début, et même si ce blog paraissait être mon défouloir, en vérité je n'y ai déversé que le quart de ce que j'ai pû ressentir. Je n'avais plus d'intérêt pour les études, j'étais stressée (j'avais les doigts constamment en sang depuis la rentrée, je dormais mal), irritable, bref rien de bon. J'étais pas heureuse, il suffit de regarder ce blog, ce que j'y ai écrit, les images ou les couleurs choisies pour s'en rendre compte.


Voilà pour moi. J'espère que ceux qui s'inquiétaient pour moi ont constaté que j'avais des raisons de faire ce que j'ai fait. Maintenant, je ne conseille pas ça à tous ceux qui galèrent en droit. Une chose est sûre, ce sont des études exigentes, et il faut s'accrocher, à part pour les rares génies qui déambulent au sein de nous autres pauvres mortels. Mon cas est particulier, et je renouvelle mes voeux de courage à mes camarades jursites, au fond bien mieux adaptés que moi, même si ça ne signifie pas que ce soit rose tous les jours pour eux.

Simplement, quand je voyais Alex et Sim pour les Beaux Arts ou David pour son IUT Génie Civil, ou lui pour ses études d'infos, heureux de faire ce qu'ils aimaient, qui y arrivent, et qui ne sont pas stressés par un milieu dur, je me disais, et moi? Même si je tiens bon, et que je fais des bonnes études, que j'ai un boulot bien payé,est-ce que je serais heureuse? Une fois qu'on travaille, on a plus trop le temps de s'amuser. Est-ce que j'aurais profité de ma jeunesse? Ben non, j'aurais fait des études qui ne me rendent pas humainement heureuse, même si je suis capable de faire des commentaires d'arrêts. Et même si des gens viennent me demander des conseils, ce qui est flatteur, j'aurais beaucoup sacrifié pour ça, dont mon vrai plaisir. J'aurais été infecte avec l'homme que j'aime. J'aurais pas eu de temps pour découvrir des trucs.

Vous pouvez vous frottez les nyeux et deserrer les fesses, c'est fini les ptits loups. En attendant, je vais essayer de trouver un ptit job, même si sans qualif, on le sait bien, c'est pas facile. Je vais surtout me détendre, en profiter pour bien me renseigner sur les facs, les parcours, les débouchés. Je vais essayer de ratrapper tout ce que j'ai gâché dans mon couple, et lui montrer que je l'aime (tu vois Am, finalement j'ai trouvé ma réponse ^^).
Ha et finir FF XII, Resident Evil 4 et Valkyrie Profile II dès que j'aurais récupéré une manette PS2 :D

# Posté le mercredi 05 mars 2008 10:08

Modifié le vendredi 14 mars 2008 17:29

Pffff.

Pffff.
Tic tac tic tac, c'est l'horloge qui parle.

[Elle fait taire l'horloge d'un coup de marteau]

Vous savez comme dans Hook, la fameuse scène où Robin Williams, enfin le Capitaine Crochet éclate tous les réveils, toutes les horloges, les coucous et les montres de sa fameuse pièce.
Sans vouloir imiter Baudelaire -si encore je pouvais!- le temps s'écoule affreusement vite.

Mes pauvres vacances de une semaine ont fondu comme neige au soleil, et n'ont pas été super. Non vraiment. D'un côté j'ai pû voir plein de monde, et j'ai bian mangé mais de l'autre j'avais trop de mauvaises pensées dans la tête, ça a tout gâché. J'ai fini par voir le mal partout.

Mes bonnes résolutions s'échappent aussi. Si je fais une chronologie, au début de l'année, mon objectif était d'avoir mon année. Quand les TD ont commencé, c'était tenir bon, quitte à passer aux ratrappages mais finir l'année. Quand je me suis rendu compte que la fac de droit me saoulait, c'était tenir bon jusqu'à ce que je puisse me barrer, avec mon année.
Ensuite, je me suis dit que je pourrais finir ma licence et me barrer, histoire d'avoir un diplôme.
Maintenant, j'ai envie de me barrer sans avoir mon année. C'est pas très encourageant d'aller en cours, de préparer les TD, de réviser pour les exams blancs en sachant que de toutes façons je passerai aux ratrappages. Et comme je me dis que j'ai pas envie de passer aux ratrappages...

J'en ai marre de tout.

Je suis complètement décalée, je vis la nuit. Hier, j'ai regardé un reportage sur des Suisses au japon à 5 heures du mat'. J'ai piqué une grosse crise de déprime. Bizarrement, et sans se consulter, on en est un peu au même stade avec TheFrenchTokyoite (même si j'ai l'impression qu'elle est moins désespérée quand même, mais la mélancolie doit être plus forte). J'ai eu tort de m'abreuver autant de mangas, ça n'a pas arrangé les choses. C'est assez fou de se dire qu'on veut vivre dans un pays qu'on n'a jamais visité, mais j'ai l'impression d'avoir déjà saisi tellement de trucs de là-bas...

Rien que d'entendre les voix des japonaises qui font les annonces, quelques bouts d'enka bien ignoble, des bruits des machines en tous genres, des grillons (!), ou de voir ce vieux moine bouddhiste battre son macha, ça m'a fichu les boules sévères. Un peu comme quand vous entendez une chanson, ou goûtez de la nourriture que vous avez beaucoup écouté-mangé à une certaine époque de votre vie. Tout d'un coup, des tas de souvenirs surgissent et vous étreignent le coeur, des images, des odeurs vous reviennent, on pourrait presque restituer la lumière ambiante, ou son état d'esprit à ce moment.

C'était aussi fort que ça hier. Me donne encore moins envie d'y aller.
Le pire, c'est que jusqu'aujourd'hui, j'étais toujours heureuse aux rentrées.

# Posté le dimanche 02 mars 2008 09:43

...

Je viens de comprendre pourquoi je suis attirée par lui.



Il ressemble un peu à Caïm.
...

# Posté le vendredi 22 février 2008 15:02

Y'a des fois j'vous jure.

Y'a des fois j'vous jure.
J'vous jure, y'a des fois...

Bon, grande nouvelle j'ai pas eu mon semestre. Pas la peine de sortir les bannières apitoyées, puisque ça fait depuis le premier jour des épreuves que je répète que je ne l'aurais pas. Dans un sens, il y a un bon point dans tout ça: j'ai su m'auto-évaluer.

Voilà. Je me demande comment vont se passer les ratrappages ¬_¬

Toutes mes condoléances aux personnes n'ayant pas non plus eu leur semestre, ou trimestre ou quoique ce soit d'autre de vaguement scolaire et qui passeraient ici. Je connais au moins une personne que ça concerne, ce qui ne m'empêche pas de penser aux autres :D

Gardez courage.

# Posté le mercredi 20 février 2008 07:40